
Habillage de cheminée à Barjols
Abergement zinc ou plomb, solins engravés et reprise de la souche pour en finir avec les fuites autour du conduit.
La cheminée, point faible numéro un des toitures anciennes
Une souche de cheminée traverse la couverture : à cet endroit, les tuiles s’interrompent et c’est un ouvrage de raccord qui doit assurer seul l’étanchéité. Sur les maisons anciennes du Haut-Var, ce raccord est souvent un simple solin de mortier, qui se fissure avec les années, se décolle de la pierre et laisse l’eau descendre le long du conduit. Résultat typique : une tache au plafond près du foyer, un enduit qui cloque dans la pièce du haut, des bois de charpente noircis autour de la souche.
L’habillage de cheminée regroupe l’ensemble des travaux qui protègent la souche et son pied : abergement métallique autour de la base, bandes de solin engravées dans la maçonnerie, reprise de l’enduit ou du revêtement de la souche, et couronnement ou chapeau en partie haute.
À Barjols, les maisons de village ont souvent des souches en pierre ou en brique, parfois partagées entre deux toits mitoyens de hauteurs différentes. Les cycles de gel et de dégel de l’hiver y sont particulièrement durs pour les mortiers exposés, et le mistral pousse la pluie contre les faces de la souche.

Reconnaître une fuite en pied de cheminée
Une infiltration autour d’une cheminée se manifeste rarement là où l’eau entre. Elle peut suivre le conduit sur un étage, ressortir au-dessus d’un linteau ou imbiber un mur en profondeur. Les signes à surveiller : auréoles au plafond ou sur le mur autour du conduit, salpêtre, odeur de suie humide dans la pièce après une pluie, coulure sur les chevrons voisins dans les combles.
Depuis le toit, nous observons l’état du solin, les fissures de l’enduit de la souche, les tuiles cassées ou mal raccordées sur les côtés, et surtout la face amont, où l’eau du pan s’accumule contre la maçonnerie. Si la cause n’est pas évidente, une recherche de fuite méthodique permet de la localiser.
Comment nous habillons une cheminée
Chaque souche est différente, mais un habillage durable suit toujours la même logique : tout ce qui est en amont recouvre ce qui est en aval, et aucun joint ne doit reposer uniquement sur un mastic.
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Dépose des tuiles autour de la souche
Nous déposons les tuiles sur une bande de chaque côté et en amont, puis nous retirons l’ancien solin de mortier et les restes d’abergement. On découvre alors l’état réel du support, des chevrons et des liteaux autour du conduit.
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Reprise de la souche
Les joints dégradés sont dégarnis et regarnis, l’enduit fissuré est repris ou refait. Sur une souche très abîmée, un habillage complet peut être envisagé. Nous vérifions aussi le couronnement, souvent fendu, par où l’eau pénètre dans la maçonnerie.
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Pose de l’abergement
L’abergement est façonné sur mesure en zinc ou en plomb : bavette en aval qui recouvre les tuiles, bandes latérales qui descendent sous les tuiles de côté, et en amont un petit chéneau ou une costière qui renvoie l’eau sur les côtés. Le plomb, très malléable, s’adapte bien aux ondes marquées de la tuile canal.
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Bandes de solin engravées
Une bande de solin métallique est insérée dans une saignée réalisée dans la maçonnerie, puis rabattue sur l’abergement. Le joint haut est calé et scellé. C’est ce recouvrement qui assure l’étanchéité, pas le mastic.
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Repose des tuiles et contrôle
Les tuiles sont reposées et ajustées autour de l’abergement. Nous vérifions le bon écoulement en amont, contrôlons l’ensemble à l’eau si possible et vous remettons les photos de chaque étape, y compris celles des parties désormais cachées.

Souche au faîtage ou en milieu de pente
Une cheminée placée sur le faîtage est la plus simple à traiter : elle ne reçoit l’eau d’aucun pan en amont, et l’abergement se raccorde aux faîtières de part et d’autre. Il faut alors soigner la jonction entre le faîtage et la souche, fréquemment fissurée sur les toits anciens. Le cas échéant, nous reprenons le faîtage et les faîtières en même temps.
Une souche en milieu de pente est plus délicate. L’eau de toute la partie haute du pan vient buter contre sa face amont. Plus la souche est large, plus il faut un chéneau arrière généreux, parfois avec une contre-pente, pour éviter que l’eau ne déborde par-dessus l’abergement lors des orages.
Les erreurs à ne pas reproduire
La réparation la plus répandue, et la moins durable, consiste à recouvrir un solin fissuré d’une nouvelle couche de mortier ou d’un bourrelet de mastic. Cela tient un hiver, parfois deux. Le mortier est rigide alors que la toiture et la souche bougent légèrement avec les variations de température : la fissure revient toujours au même endroit. Les bandes adhésives alu vendues en magasin de bricolage ont le même défaut sur le long terme.
Autre erreur : oublier l’écart au feu. Les bois de charpente ne doivent pas être au contact d’un conduit de fumée ; lors de toute reprise autour de la souche, nous vérifions que chevrons et liteaux respectent la distance réglementaire. Enfin, un chapeau de cheminée mal choisi peut gêner le tirage : si vous changez le couronnement, il faut qu’il reste adapté à l’appareil de chauffage.
Et si la cheminée ne sert plus ?
Une souche inutilisée peut être arrasée sous la couverture et la toiture refaite en continu, ce qui supprime définitivement le point faible. Il faut alors conserver une ventilation du conduit et vérifier qu’aucun autre logement ne s’en sert, ce qui est courant dans les maisons mitoyennes du vieux village.
Ce qui fait varier le coût : la taille et la position de la souche, son état de maçonnerie, le choix du zinc ou du plomb, la nécessité d’un chéneau arrière, la reprise du couronnement, et l’accès au toit. Chaque poste est détaillé dans notre devis gratuit.

Souche mitoyenne dans le vieux Barjols
Dans le centre ancien, il n’est pas rare qu’une souche soit commune à deux maisons dont les toits ne sont pas à la même hauteur. L’eau du toit le plus haut vient alors frapper la souche et le mur mitoyen, et le solin de liaison est souvent la seule protection. Nous traitons l’habillage de la souche et le raccord au mur par des bandes de solin engravées, en coordination avec le voisin si ses tuiles doivent être déplacées.
Ce type de configuration se rapproche des solins et noues en zinc que nous réalisons le long des murs pignons et des émergences.
Un raccord fait pour durer
Nous privilégions toujours un recouvrement métallique bien façonné plutôt qu’un joint de mastic. C’est un peu plus long à réaliser, mais c’est ce qui évite de rappeler un couvreur chaque automne.
La zone ouverte est bâchée si le chantier s’étale sur plusieurs jours. Gravats et chutes de métal sont évacués, et vous recevez les photos de toutes les étapes.
Inclus dans l’habillage
- Dépose des tuiles et de l’ancien solin
- Reprise des joints et de l’enduit de la souche
- Abergement zinc ou plomb façonné sur mesure
- Chéneau arrière si la souche est en pente
- Bandes de solin engravées dans la maçonnerie
- Contrôle de l’écart au feu des bois
- Photos de chaque étape
Questions fréquentes
Zinc ou plomb pour l’abergement ?
Les deux fonctionnent. Le plomb est très malléable : il épouse facilement les ondes profondes de la tuile canal, ce qui en fait un choix fréquent pour les bavettes. Le zinc est plus rigide, se travaille par pliage et soudure, et convient très bien aux bandes de solin et aux chéneaux arrière. On combine souvent les deux sur une même cheminée. Nous vous expliquons le choix retenu selon la forme de la souche et le type de tuile.
Un simple joint de mastic ne suffit-il pas ?
C’est une solution de dépannage, pas une réparation. Un mastic, même de bonne qualité, vieillit sous les UV, durcit avec le froid et finit par se décoller de la pierre. Il peut stopper une fuite quelques mois en attendant les travaux, mais l’étanchéité durable repose sur des recouvrements métalliques : l’eau doit toujours rencontrer une pièce qui la renvoie vers l’extérieur, sans dépendre d’un joint.
Faut-il ramoner avant les travaux ?
Le ramonage n’est pas notre métier, mais il est utile de le faire réaliser avant ou après un habillage de cheminée, surtout si le conduit est utilisé régulièrement. Si nous constatons pendant les travaux une fissure du conduit, un chapeau détérioré ou un couronnement fendu, nous vous le signalons avec photos. Pour toute question sur le conduit lui-même, un ramoneur ou un fumiste reste l’interlocuteur adapté.
Combien de temps dure un habillage de cheminée ?
Pour une souche de taille courante, comptez généralement une à deux journées. Le temps varie selon l’état de la maçonnerie, la complexité de l’abergement et l’accès au toit. Une souche large en milieu de pente, avec chéneau arrière et reprise complète de l’enduit, demandera plus. Nous travaillons par temps sec et bâchons la zone si l’intervention s’étale sur plusieurs jours.
Peut-on supprimer une cheminée inutilisée ?
Oui. La souche peut être démolie jusque sous la couverture, puis la toiture refaite en continu avec des tuiles assorties. Cela supprime un point d’infiltration. Avant de décider, il faut vérifier que le conduit n’est utilisé par aucun autre logement, prévoir sa ventilation et, dans certains secteurs, vérifier auprès de la mairie si la modification de l’aspect de la toiture est soumise à déclaration.
Ma cheminée fuit uniquement par grosse pluie, pourquoi ?
C’est très fréquent. Par pluie modérée, l’eau s’écoule normalement autour de la souche. Lors des orages ou quand le mistral plaque la pluie contre la maçonnerie, l’eau s’accumule en amont, déborde un abergement trop bas ou pénètre par une fissure de l’enduit ou du couronnement. C’est souvent la face amont ou le haut de la souche qui est en cause. Le diagnostic sur place permet de le vérifier.
Habillage de cheminée autour de Barjols
Nous refaisons les abergements et habillages de souches à Barjols et dans les communes voisines, des maisons de village mitoyennes aux villas à poêle ou insert.
Une tache au plafond près de la cheminée ?
Appelez le 07 75 03 55 99 ou écrivez-nous depuis la page contact : nous examinons la souche et vous remettons un devis gratuit.


