
Solins et noues en zinc à Barjols
Noues ouvertes, noquets et bandes de solin engravées : des jonctions façonnées sur mesure pour que l’eau ne passe plus.
Les jonctions du toit, là où l’eau se concentre
Sur un pan de toit simple, l’eau glisse de tuile en tuile jusqu’à la gouttière. Les problèmes commencent aux jonctions. Une noue est l’angle rentrant où deux pans se rencontrent : elle reçoit l’eau des deux côtés et devient une véritable rigole. Un solin est le raccord entre la couverture et un mur qui la dépasse, qu’il s’agisse d’un pignon, d’une maison voisine plus haute ou d’une émergence. Ces deux ouvrages concentrent une grande partie des fuites que nous rencontrons.
Le zinc reste le matériau de référence pour les réaliser. Il se plie, se soude, dure très longtemps quand il est bien posé et s’accorde avec les toitures en tuile canal comme avec les tuiles à emboîtement. Mal posé, en revanche, il se perce, se fend ou laisse passer l’eau aux recouvrements.
À Barjols, les maisons de village accolées les unes aux autres, avec des toits à des hauteurs différentes et des extensions ajoutées au fil du temps, multiplient ces jonctions. Les aiguilles de pin et les feuilles qui s’accumulent dans les noues, ainsi que les orages d’automne, mettent ces raccords à l’épreuve chaque année.

Noue en zinc ou noue en tuiles
Sur les toitures anciennes de la région, on trouve souvent des noues réalisées en tuiles canal posées au mortier, parfois sur un fond de tuiles plates. Elles fonctionnent tant que le mortier tient, mais le gel le fissure et la moindre obstruction fait déborder l’eau sous les tuiles voisines. La noue ouverte en zinc, elle, forme un fond continu : l’eau y circule librement, visible, et les tuiles des deux pans viennent la recouvrir en laissant un canal dégagé au centre.
Le zinc de noue est façonné avec des bords relevés qui retiennent l’eau refoulée par le vent, et fixé par pattes à son support sans jamais être percé dans la zone d’écoulement. Les longueurs se recouvrent dans le sens de la pente, avec un recouvrement suffisant pour la pente du toit.
Comment nous refaisons une noue ou un solin
Qu’il s’agisse d’une noue ou d’un solin, la réussite tient au support, au façonnage et au respect d’une règle simple : chaque pièce située plus haut recouvre celle qui est plus bas.
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Dépose et diagnostic du support
Nous déposons les tuiles de part et d’autre, retirons l’ancien ouvrage et examinons les voliges, liteaux et chevrons qui se trouvent dessous. Une noue qui fuit depuis longtemps a souvent abîmé le bois : il est remplacé avant toute pose de zinc.
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Création d’un fond de noue plan
Le zinc doit reposer sur un support continu et plan. Nous posons des voliges ou des planches de fond de noue, avec au besoin un écran séparateur pour éviter le contact direct avec certains bois acides qui attaquent le zinc.
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Façonnage et pose du zinc
Le zinc est façonné à la plieuse : fond de noue avec bords relevés, bandes de solin, noquets pour les raccords latéraux. Il est fixé par pattes coulissantes qui laissent le métal se dilater, et soudé à l’étain aux endroits où une continuité est nécessaire.
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Engravure et rabat des solins
Le long d’un mur, nous réalisons une saignée dans la maçonnerie au-dessus de la couverture. La bande de solin y est insérée, calée, puis rabattue sur les noquets ou le relevé qui passe sous les tuiles. L’eau qui ruisselle sur le mur est ainsi renvoyée sur la couverture.
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Repose des tuiles et essai
Les tuiles sont recoupées proprement le long de la noue, en laissant un canal central dégagé, puis fixées sans percer le zinc. Nous vérifions l’écoulement à l’eau quand c’est possible et remettons les photos des étapes cachées.

Solin mortier ou solin zinc engravé
Le solin traditionnel est un bourrelet de mortier qui fait la liaison entre la dernière rangée de tuiles et le mur. Il a l’avantage d’être discret, mais il est rigide : la toiture et le mur bougent chacun à leur rythme, et une fissure apparaît tôt ou tard à leur jonction. L’eau qui coule le long du mur s’y engouffre alors directement.
Le solin en zinc engravé dissocie les deux : une pièce passe sous les tuiles, une autre descend du mur et la recouvre sans y être soudée. Chacune peut bouger sans créer d’ouverture. Sur une façade enduite ou en pierre visible, la bande peut être peinte ou posée de façon discrète pour respecter l’aspect du bâti ancien.
Les erreurs courantes sur la zinguerie de jonction
Percer le zinc dans la zone où l’eau circule, par exemple en clouant une tuile au travers, crée une fuite qui ne se verra qu’au premier orage. Fixer une longue noue sans pattes coulissantes l’empêche de se dilater : le zinc se déforme, se fend aux soudures ou arrache ses fixations. Mettre du zinc au contact direct du cuivre ou de bois riches en tanins, comme le chêne non protégé, provoque une corrosion prématurée.
Une autre erreur est de rogner la largeur de la noue pour gagner des tuiles. Une noue trop étroite déborde dès qu’elle se charge d’aiguilles ou lors d’une pluie intense. Enfin, recouvrir un ancien solin fissuré d’une bande adhésive ne règle rien : l’eau continue de passer derrière, dans le mur.
| Ouvrage | Rôle | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Noue ouverte zinc | Canal entre deux pans | Largeur suffisante, pattes coulissantes |
| Noquets | Raccord latéral tuile et mur | Un noquet par rang, recouvrement correct |
| Bande de solin | Recouvrement depuis le mur | Engravure propre et calage |
| Relevé amont | Arrêt d’un pan contre un mur | Hauteur suffisante contre le ruissellement |

Toits à hauteurs décalées dans le vieux Barjols
Configuration fréquente : une maison dont le toit s’appuie contre le pignon d’une maison voisine plus haute, avec une extension en appentis ajoutée plus tard sur l’arrière. On trouve alors un solin le long du mur mitoyen et une noue à la jonction avec l’appentis. Nous reprenons l’ensemble en zinc, en veillant à ne pas toucher à la couverture du voisin sans son accord.
Si la noue est régulièrement encombrée par la végétation, un passage lors d’une visite d’entretien permet de la dégager avant l’hiver. Pour une souche de cheminée, voyez notre page habillage de cheminée.
Un travail de précision
La zinguerie de jonction se voit peu, mais elle décide de la tenue d’une toiture. Nous prenons le temps de façonner chaque pièce, de préparer le support et de vérifier les recouvrements, plutôt que de miser sur un mastic.
Vous recevez les photos des parties cachées, une explication claire de ce qui a été fait, et un chantier propre, sans chutes de métal oubliées dans les gouttières.
Inclus dans l’intervention
- Dépose des tuiles et de l’ancien ouvrage
- Remplacement du support bois abîmé
- Zinc façonné sur mesure
- Fixation par pattes sans percer la zone d’écoulement
- Engravure et bandes de solin
- Repose et découpe propre des tuiles
- Photos des étapes cachées
Questions fréquentes
Comment savoir si ma noue fuit ?
Les signes typiques sont une tache au plafond ou dans les combles alignée sur l’angle rentrant du toit, des bois noircis le long de la noue, ou un débordement visible lors d’une forte pluie. Depuis le toit, on repère un zinc percé, corrodé ou déformé, un mortier fissuré sur une noue en tuiles, ou une accumulation d’aiguilles et de feuilles. Une noue encombrée peut fuir même si elle est en bon état.
Peut-on réparer une noue en zinc sans la remplacer ?
Une petite perforation ou une soudure ouverte peut être reprise à l’étain si le zinc est encore sain autour. En revanche, un zinc aminci par la corrosion, fendu en plusieurs endroits ou posé sur un support pourri doit être remplacé. Poser une résine ou une bande adhésive dessus ne constitue qu’un dépannage provisoire. Nous vous indiquons honnêtement la solution adaptée après avoir vu l’état réel du métal.
Le zinc est-il adapté à une toiture en tuile canal ?
Oui, c’est même une association courante. Le zinc forme le fond des noues et les bandes de solin, tandis que les tuiles canal viennent le recouvrir de chaque côté. Pour les raccords très ondulés, comme autour d’une cheminée, le plomb est parfois préféré pour sa malléabilité. L’important est de respecter les recouvrements, de ne pas percer le métal dans la zone d’écoulement et d’éviter les contacts avec des matériaux incompatibles.
Faut-il l’accord du voisin pour un solin mitoyen ?
Si les travaux obligent à intervenir sur sa couverture, à déposer quelques tuiles de son toit ou à engraver dans un mur qui lui appartient, oui, son accord est nécessaire. Dans le vieux Barjols, c’est un cas fréquent. Nous pouvons vous accompagner pour expliquer au voisin la nature de l’intervention, qui profite généralement aux deux maisons, et lui transmettre les photos de fin de chantier.
Combien de temps dure le remplacement d’une noue ?
Pour une noue de longueur courante sur une maison individuelle, le travail prend généralement une à deux journées, support compris. Si les chevrons ou les voliges sont abîmés sur une grande longueur, ou si la noue est très haute et difficile d’accès, le chantier peut durer plus. Le devis précise le planning et la zone est bâchée si l’intervention s’étale sur plusieurs jours.
Comment éviter que la noue se bouche ?
La principale cause d’obstruction reste la végétation : aiguilles de pin, feuilles de chêne et de platane, mousses détachées des tuiles. Tailler les branches qui surplombent le toit réduit beaucoup le problème. Un contrôle à l’automne permet de dégager la noue avant les pluies d’hiver. Une noue suffisamment large, posée sur un fond régulier, s’encombre aussi moins qu’une noue étroite aux tuiles trop rapprochées.
Solins et noues autour de Barjols
Nous réalisons et reprenons solins, noues et raccords en zinc à Barjols et dans les communes voisines, sur les maisons mitoyennes comme sur les toitures à plusieurs pans.
Une fuite à la jonction de deux toits ?
Appelez le 07 75 03 55 99 ou écrivez-nous depuis la page contact : nous examinons vos noues et solins et vous remettons un devis gratuit.


