
Chevrons et liteaux à Barjols
Remplacement des liteaux et chevrons abîmés, écran sous toiture et repose soignée de vos tuiles.
Le support des tuiles, ce que l’on ne voit jamais
Entre la charpente principale et les tuiles, il y a une ossature secondaire : les chevrons, posés dans le sens de la pente sur les pannes, puis les liteaux, cloués perpendiculairement aux chevrons et sur lesquels les tuiles s’accrochent ou reposent. Selon l’âge de la maison, on trouve aussi des voliges jointives ou des plaques support sous les tuiles canal. Ces pièces de petite section sont les premières à souffrir d’une infiltration.
Un liteau reste humide sous une tuile cassée, noircit, puis cède sous le poids d’un homme ou d’une rangée de tuiles. Un chevron qui reçoit l’eau d’une noue percée pourrit à son extrémité, souvent près de l’égout, là où il porte la génoise ou la gouttière. Le résultat se voit depuis l’extérieur : un pan de toit qui ondule, des tuiles qui glissent, une rive qui s’affaisse.
À Barjols, beaucoup de toitures anciennes ont été réparées par morceaux au fil des décennies. On y découvre des liteaux de sections différentes, des cales en tuile ou en bois sous les rangs, des chevrons doublés à la hâte. Remettre à plat ce support est souvent la condition d’une couverture qui dure.

Liteaux fatigués ou chevrons touchés ?
La distinction compte, car les travaux ne sont pas les mêmes. Des liteaux abîmés se remplacent en déposant les tuiles et en reclouant des pièces neuves sur les chevrons sains. Un chevron touché demande plus : il porte les liteaux sur toute la hauteur du pan, et sa défaillance fait fléchir une bande entière de couverture.
Depuis les combles, un chevron sain est droit, sec et résiste au poinçon. Un chevron à remplacer présente des coulures, un bois mou à son extrémité, une fente longitudinale ou une flèche nette entre deux pannes. Quand les combles ne sont pas accessibles, c’est en découvrant quelques rangs de tuiles que l’on juge l’état réel.
Comment nous remplaçons chevrons et liteaux
L’intervention peut concerner un pan entier ou une zone limitée autour d’un défaut. Le principe reste le même.
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Dépose et tri des tuiles
Les tuiles de la zone sont déposées rang par rang. Pour la tuile canal, nous séparons courants et couverts, et nous mettons de côté les tuiles anciennes en bon état, précieuses pour garder la patine du toit.
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Retrait des liteaux et contrôle des chevrons
Les anciens liteaux sont retirés, les clous arrachés. Chaque chevron est alors visible sur toute sa longueur et sur sa face supérieure : nous sondons, repérons les fentes et les zones pourries, et vérifions la planéité à la règle.
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Remplacement ou dédoublement des chevrons
Un chevron défaillant est remplacé par une pièce neuve de section adaptée, ou jumelé à un chevron neuf fixé contre lui quand l’ancien reste utile. Nous rattrapons les écarts de niveau pour obtenir un plan régulier, faute de quoi les tuiles ne s’emboîteront jamais correctement.
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Écran, contre-liteaux et liteaux neufs
Si le projet le permet, nous déroulons un écran sous toiture HPV sur les chevrons, maintenu par des contre-liteaux qui créent une lame d’air ventilée. Les liteaux neufs, en bois traité, sont ensuite cloués avec un espacement réglé sur le pureau de la tuile choisie, indiqué par le fabricant.
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Repose de la couverture et finitions
Les tuiles sont reposées et fixées selon la pente et l’exposition, avec crochets ou pattes là où le mistral l’exige. Nous refaisons les raccords en rive et au faîtage, puis nous nettoyons le chantier et vous remettons les photos de chaque étape.

Tuile canal, romane ou mécanique : des supports différents
La tuile mécanique et la tuile romane à emboîtement s’accrochent par un ergot sur les liteaux : l’espacement de ceux-ci est donc imposé et doit être réglé au millimètre près sur toute la hauteur du pan. La tuile canal, elle, ne possède pas d’ergot. En rénovation, on la pose souvent sur des plaques support ondulées fixées sur les liteaux ou les chevrons, avec des tuiles de couvert fixées par crochets ou collées selon les cas.
Quand vous changez de type de tuile, par exemple pour passer d’une tuile canal posée au mortier sur voliges à une tuile romane, c’est tout le support qu’il faut repenser. Ce choix se fait avec la réfection de toiture et peut nécessiter une déclaration préalable en mairie.
Les erreurs fréquentes sur le support de couverture
Reposer des tuiles neuves sur des liteaux anciens pour gagner une journée est l’erreur la plus courante. Un liteau qui a passé trente ans sous une toiture humide garde rarement sa tenue au clou, et c’est lui qui lâchera au premier coup de vent. Autre pratique à proscrire : caler les rangs avec des morceaux de tuile ou du mortier pour rattraper un chevron fléchi. Le défaut reste, la charge augmente et l’eau finit par stagner.
Il faut aussi éviter de fermer la sous-face sans ventilation. Un écran sous toiture posé directement sur les liteaux, sans contre-liteaux, empêche la lame d’air de circuler : la condensation se dépose sur les bois et les abîme de l’intérieur. Enfin, un liteau non traité ou d’une section trop faible pour l’entraxe des chevrons fléchira sous le poids des tuiles.
Ce qui influence le coût de l’intervention : la surface concernée, le nombre de chevrons à remplacer ou doubler, la pose ou non d’un écran HPV avec contre-liteaux, le taux de tuiles réutilisables, la hauteur et l’accès au toit. Le devis détaille chacun de ces postes.

Un pan qui ondule au-dessus de la génoise
Situation fréquente sur les maisons de village de Barjols : un pan de toit dont le bas se creuse juste au-dessus de la génoise. En ouvrant la couverture, on trouve des abouts de chevrons pourris par des années de gouttière débordante ou de chéneau fuyard. Nous remplaçons ou prolongeons les abouts, refaisons le litonnage du bas de pente et, si nécessaire, reprenons la génoise provençale.
Il est alors judicieux de corriger la cause : nouvelles gouttières correctement dimensionnées ou chéneau repris, pour que l’eau ne revienne plus sur les bois.
Un support droit pour une couverture durable
Nous ne remplaçons que ce qui doit l’être, mais nous ne reposons jamais une tuile sur un support que nous savons défaillant. Vous voyez sur les photos l’état des bois retirés et le support neuf avant qu’il ne soit recouvert.
La zone ouverte est bâchée chaque soir, les chutes et anciens liteaux évacués, et l’abord de la maison nettoyé en fin de chantier.
Inclus dans l’intervention
- Dépose soignée et tri des tuiles
- Contrôle de chaque chevron sur toute sa longueur
- Remplacement ou dédoublement des chevrons faibles
- Liteaux neufs traités au bon espacement
- Écran HPV et contre-liteaux si le projet le permet
- Repose et fixation adaptée au vent
- Photos du support avant recouvrement
Questions fréquentes
Peut-on changer seulement les liteaux sans toucher aux chevrons ?
Oui, si les chevrons sont sains, ce qui est fréquent quand l’infiltration a été courte ou localisée. Nous déposons les tuiles, retirons les liteaux, vérifions chaque chevron une fois découvert, puis reposons des liteaux neufs. Si un chevron se révèle abîmé une fois les liteaux retirés, nous vous montrons la photo et vous proposons de le traiter avant de refermer, pour ne pas enfermer un défaut sous une couverture neuve.
Mes tuiles canal sont posées au mortier, y a-t-il des liteaux ?
Pas toujours. Dans beaucoup de maisons anciennes, les tuiles de courant reposent sur des voliges ou un lattis, parfois directement sur un lit de mortier. Quand nous reprenons ce type de toiture, nous proposons généralement un support plus léger et ventilé : liteaux, plaques support et fixations mécaniques. La charpente est soulagée, l’eau éventuelle s’évacue mieux et une tuile cassée se remplace facilement.
Quelle essence de bois utilisez-vous ?
Pour les liteaux et contre-liteaux, nous utilisons du résineux traité en autoclave, adapté à l’usage en toiture. Pour les chevrons, nous choisissons un résineux de section adaptée à la portée et au poids de la couverture, ou du chêne lorsqu’il s’agit de s’accorder avec une charpente ancienne. Nous privilégions des bois secs et droits, car un bois qui vrille après la pose déforme la couverture.
Faut-il ajouter un écran sous toiture ?
C’est vivement conseillé quand on refait le litonnage d’un pan entier. L’écran HPV, posé sur les chevrons et maintenu par des contre-liteaux, recueille l’eau qui passerait sous une tuile déplacée et la conduit vers la gouttière. Il arrête aussi la poussière et la neige poudreuse poussée par le vent. Sur une petite réparation localisée, il est souvent difficile à raccorder correctement ; nous vous le dirons.
Combien de temps faut-il pour refaire un pan ?
Pour un pan de maison individuelle de taille courante, comptez généralement quelques jours, en fonction du nombre de chevrons à reprendre, de l’accès et de la météo. Dans le vieux Barjols, où les matériaux montent parfois à la main par des ruelles étroites, le chantier peut être un peu plus long. Le devis précise le planning prévu et la zone reste bâchée chaque soir.
Mes tuiles seront-elles réutilisées ?
Toutes les tuiles saines sont conservées et reposées. Les tuiles canal anciennes ont une teinte et une patine difficiles à reproduire, et il serait dommage de les jeter. Les tuiles cassées, fêlées ou trop poreuses sont remplacées par des tuiles de récupération ou neuves, que nous plaçons de préférence en courant, moins visibles. Le devis indique une estimation du taux de remplacement.
Chevrons et liteaux autour de Barjols
Nous remettons en état le support des couvertures à Barjols et dans les communes voisines, sur les maisons anciennes comme sur les constructions plus récentes.
Un pan de toit qui ondule ?
Appelez le 07 75 03 55 99 ou écrivez-nous depuis la page contact : nous contrôlons chevrons et liteaux et vous remettons un devis gratuit.

